La structure des temples balinais
Si à Java ou en Inde on cherche à capter et concrétiser le sacré dans le temple, notamment par de nombreuses représentations des divinités et des héros du Ramayana et du Mahabharata, à Bali le temple est avant tout une offrande faite aux dieux. Cela explique en partie le foisonnement baroque – les petites incrustations juxtaposées sans nécessairement de liens ni de sens pour les lire. Le temple sert aussi à accueillir les dieux lors des cérémonies.
Le fait que les temples soient sans toit et qu’ils abritent des sièges vides où personne ne s’assoit, les padmasana, en témoigne. Néanmoins, les temples balinais respectent les règles élémentaires de l’hindouisme. Ils sont divisés en trois parties, et les différents sanctuaires sont en général disposés à plat, contrairement à Java où les terrasses se superposent. Les temples sont construits soit en para (roche volcanique noire) au nord, soit en brique rouge au sud.

En tant qu’agence de voyage à Bali spécialisée dans les séjours culturels sur mesure, nous encourageons nos voyageurs à découvrir cette architecture vivante à travers des visites guidées menées par des prêtres ou des membres du banjar. Ces rencontres permettent de comprendre comment la spiritualité balinaise s’inscrit dans la pierre, le silence et la lumière.
Les cours possèdent des bâtiments peu volumineux et de formes diverses. Il y a souvent dans la première cour un préau qui servait au combat de coqs : ainsi, les Balinais assouvissaient une de leurs passions tout en accomplissant un sacrifice rituel — deux en un, en quelque sorte.
Un autre préau sert au repas cérémoniel, notamment pour consommer les offrandes qui, simplement présentées aux dieux, ne sont pas laissées dans le sanctuaire. Dans la deuxième cour se trouve l’esplanade servant au conseil du banjar et de ses associations, et en général l’énorme banian (figuier indien) faisant office d’arbre sacré. Cette partie sert aussi à ranger offrandes et masques sacrés.
Nos circuits à Bali incluent souvent un moment de partage dans ces cours de temples, où l’on peut observer la préparation des offrandes et participer à une bénédiction traditionnelle. Une expérience authentique que seule une agence de voyage à Bali profondément enracinée dans la culture locale peut proposer.
C’est au sein de la troisième cour que se trouve le sanctuaire à proprement parler : des sièges vides (pour les dieux) y sont en général disposés, et des meru, tours aux toits de chaume, sont élevées en leur honneur. Les toits sont toujours en nombre impair : on en compte en général onze pour Shiva et neuf pour Brahma et Vishnou.
Un immense serpent (naga) se trouve à leur pied ; il symbolise à la fois Vishnou le protecteur — qui stabilise la tortue Bedawang portant le monde sur son dos — et l’instrument utilisé par les dieux pour faire tourner la montagne sacrée Mandara afin de battre la mer et d’en extraire l’élixir de vie, le Tirtha Amertha.
Ce sanctuaire est à la fois dédié aux dieux et au culte des ancêtres : animisme et hindouisme se côtoient donc dans le temple.
La dernière cour du temple est toujours orientée Kaja ; la porte qui y mène s’appelle donc Kori Agung, soit « porte vers le mont Agung » en javanais. Toutes les parties du temple sont séparées par des murets ajourés et des portes symétriques légèrement surélevées, dont les reliefs représentent essentiellement des démons. Mais rassurez vos enfants : il s’agit de « gentils démons » chargés d’effrayer les vrais et de les repousser hors de la structure du temple.

Les temples d’un village à Bali
Chaque temple du village est dédié à l’un des dieux de la trinité.
Le Pura Puseh, ou temple des fondateurs, est orienté Kaja, c’est-à-dire vers le mont Agung. Il est dédié au culte des ancêtres ainsi qu’à celui de Brahma.
Le Pura Dalem, orienté Kelod (vers la mer), à l’opposé du Pura Puseh, est le temple des morts, dédié à Shiva. Ceux qui apprécient les reliefs sur le Jugement dernier et les masques fantasmagoriques représentant démons et sorcières y seront à leur aise.
Enfin, le plus utilisé se trouve au centre : il s’agit du Pura Desa (littéralement « temple du village » en bahasa), sous la coupe de Vishnou le protecteur. C’est ici que le banjar et les associations villageoises se réunissent pour organiser processions et événements ou pour résoudre des conflits.
Amanaska, votre agence de voyage à Bali, propose d’intégrer la visite de ces temples dans des itinéraires où chaque étape est pensée pour relier les dimensions spirituelle, architecturale et humaine. Ces haltes sont souvent l’occasion de rencontres privilégiées avec les gardiens des lieux ou les artisans qui restaurent les sculptures en pierre volcanique.
Il faut savoir que l’hindouisme javanais et balinais évoquent un dieu suprême, antérieur et différent en substance de la trinité de l’hindouisme indien. À Bali, ce dieu se nomme Sang Hyang Widdhi. Un jour, lassé du néant, il confia à ses émanations — Shiva, Brahma, Vishnou — la création du monde. Seul Shiva accepta la tâche ; les autres furent alors répudiés avant d’être finalement réhabilités.
Il est d’ailleurs difficile de savoir si le padmasana — le siège vide dans la partie la plus sacrée du temple, le Kori Agung — est destiné à Sang Hyang Widdhi ou à Shiva, les deux étant parfois confondus. Vous pourrez observer un très beau padmasana de corail blanc au Pura Jagatnatha, sur Jalan Sudirman à Denpasar.
Nos voyages qu’ils soient en famille ou entre amis proposent régulièrement de visiter ce temple, accompagné d’un guide balinais francophone qui explique la symbolique des offrandes et le lien entre le Kori Agung et la cosmologie hindoue. Cette approche sensible et respectueuse, au cœur de la mission d’une agence de voyage à Bali consciente de son rôle culturel, transforme une simple visite en expérience spirituelle.

Les neuf temples directionnels balinais
À Bali, l’orientation a une connotation religieuse. Les Balinais se repèrent d’abord par rapport au mont Agung (Kaja), le plus haut et le plus sacré de l’île, et par rapport à la mer (Kelod). Kaja et Kelod prennent donc un sens différent selon que l’on se trouve au nord ou au sud du mont Agung.
Comme dans toutes les civilisations, l’est symbolise la lumière et la vie, tandis que l’ouest, où le soleil se couche, est plus associé à la mort — ce qui peut en partie expliquer le déséquilibre est-ouest en termes de répartition démographique, même si la géographie et le climat restent des facteurs prépondérants.
Dans les spectacles balinais, vous verrez par exemple entrer les personnages maléfiques par le sud ou l’ouest, et les sauveurs ou bons princes par l’est ou le nord.
Dans les cérémonies, le prêtre se place du côté Kelod et les fidèles lui font face.
Il existe également à Bali neuf temples directionnels situés aux points cardinaux, permettant aux habitants de se repérer plus facilement :
- Pura Luhur Uluwatu — au sud-ouest de la péninsule de Bukit
- Pura Masceti — sur la côte sud, près de Ketewel
- Pura Pasar Agung — sur les pentes sud du Gunung Agung, à l’est de Bali
- Pura Ulun Danu Bratan — sur le lac Bratan à Bedugul, au centre de l’île
- Pura Ulun Danu Batur — à Kintamani, sur les plateaux de l’est
- Pura Besakih — sur les pentes ouest du Gunung Agung, à l’est de Bali
- Pura Goa Lawah — sur la route côtière est, près de Padangbai
- Pura Lempuyang — sur les pentes du Gunung Lempuyang, près d’Amlapura
- Pura Luhur Batukaru — sur les pentes sud du Gunung Batukaru, au centre de Bali
Les circuits touristiques incluent souvent certains de ces temples directionnels, véritables points d’ancrage spirituels de l’île. Voyager avec une agence de voyage à Bali comme Amanaska, c’est suivre le fil invisible qui relie ces lieux sacrés et comprendre comment chaque temple protège symboliquement une direction du monde et un aspect de l’âme.


