La plupart des guides recommandent de partir à Bali entre mai et octobre, période officiellement « sèche ». Résultat : avions pleins, hôtels complets, plages parfois saturées. Pourtant, voyager de novembre à mai (ce que les Balinais appellent la musim hujan) réserve d’innombrables avantages que les brochures éludent. Chez Amanaska, agence de voyage francophone à Bali, nous avons eu envie de vous en parler… avec un peu de poésie en plus.
Si vous envisagez de voyager à Bali d’une façon plus intime, économique et… verdoyante, la saison des pluies mérite sérieusement votre attention. Nous vivons là où vous partez en voyage et, en tant qu’agence de voyage à Bali spécialisée dans les circuits sur mesure, nous avions envie de vous parler du Bali que nous connaissons bien : parfois sous la pluie, c’est vrai, mais aussi plus authentique, plus libre, plus lumineux.

Partir à Bali avec une météo moins contraignante qu’on ne l’imagine
Le terme « pluie » évoque souvent des jours interminables sous un ciel d’ardoise. À Bali, l’expérience est tout autre : le soleil brille la majeure partie de la journée, puis un orage vigoureux éclate en fin d’après-midi. L’averse dure rarement plus d’une heure, laissant place à des nuages dramatiques idéals pour la photo.
Il n’y a donc pas de mousson au sens où on l’imagine habituellement en Asie avec des pluies diluviennes incessantes.
Matin radieux : la lumière de 6 h à 10 h révèle des rizières saturées de chlorophylle, un décor parfait pour un circuit à Bali axé nature.
Après-midi tropical : quand la pluie arrive, réfugiez-vous dans un spa, un atelier de batik, ou savourez un café balinais sous le toit alang-alang d’un warung.
Coucher de soleil flamboyant : l’humidité atmosphérique entraîne souvent des crépuscules multicolores, surtout dans le sud de Bali.
Des paysages balinais à leur apogée
La saison humide est celle où l’île se revêt de ses plus beaux atours. Les bananiers regorgent de fruits, les bambous ploient sous leur propre luxuriance et les cascades grondent d’une puissance impressionnante.
Rizières vert émeraude :
• Jatiluwih
• Sidemen
Les parcelles inondées forment des miroirs parfaits pour la photographie.
Cascades revivifiées :
• Sekumpul
• Tegenungan
• Gitgit
Elles se transforment en rideaux d’eau vrombissants.
Jardins coralliens intacts :
Côté est (Amed, Tulamben), la mer reste claire même durant l’hiver austral ; les plongeurs profitent d’une visibilité étonnante.

Partir à Bali avec moins de monde et plus d’authenticité
Voyager à Bali hors saison offre un rapport différent aux Balinais. Les guides ont davantage de temps, les artisans sont plus disponibles, et les lieux sacrés respirent à leur rythme naturel.
Temples apaisés : flâner au Pura Lempuyang ou au Tirta Empul sans faire la queue transforme la visite en expérience spirituelle authentique.
Surf moins encombré : les houles venues d’Australie se calment, rendant les spots comme Sanur ou Serangan parfaits pour les débutants.
Prix adoucis :
• Hôtels : –20 à –40 %
• Villas : tarifs négociables en dernière minute
Une lumière extraordinaire pour la photo
Les nuages cumuliformes filtrent la lumière et enrichissent les contrastes. Les rizières captent le ciel dans leurs nappes miroir ; les temples se détachent sur un fond dramatique. Les photographes de mariage le savent : cette période est leur saison d’or.
Découvrir Bali, ses festivals intérieurs et sa vie communautaire
Les écoles de gamelan, les troupes de danse et les ateliers d’art textile intensifient leur pratique. Vous trouverez facilement :
• un stage de gangsa à Ubud
• un cours de ikat à Gianyar

Les locaux apprécient la présence d’étrangers curieux pendant ces mois plus calmes ; l’interaction devient moins mercantile, plus pédagogique.
Des routes balinaises moins encombrées
Les bouchons épiques de juillet-août – Tanah Lot au coucher du soleil, Monkey Forest Road à Ubud – se fluidifient.
Temps de trajet estimé :
• Seminyak → Ubud : 45 min (vs 90 min en haute saison)
Tips pratiques pour gérer la pluie à Bali
• Planifier ses sorties le matin : un départ à 7 h pour un volcan ou une cascade assure ciel bleu et sentier sec.
• Poncho plutôt que parapluie : idéal à scooter.
• Chaussures respirantes : sandales sport ou baskets mesh.
• Étui waterproof : indispensable pour filmer un orage.
• Jour “joker” : un massage balinais compense toute excursion reportée.
Quelques précautions sanitaires et idées quand vous partez à Bali durant la saison des pluies
L’humidité favorise moustiques et mycoses mineures.
Prévoir :
• répulsif (30 % DEET)
• antifongique
• électrolytes
Les centres médicaux modernes (BIMC, Siloam) restent ouverts 24 h.
Des idées d’itinéraires de vacances à Bali hors saison
Circuit cascades & café – 5 jours
• Munduk – Sekumpul – Jatiluwih – Batukaru – stage barista à Kintamani
Semaine plongée & yoga
• Amed → Tulamben → Nusa Lembongan → Ubud
Circuit en famille à Bali – 8 jours
• Sanur → Sidemen → Besakih → Lovina → Bedugul
Quand la saison des pluies devient un atout pour partir à Bali
Choisir la saison des pluies, c’est déguster Bali différemment : vous troquez l’assurance d’un soleil fixe contre un paysage plus vivant, des rencontres plus disponibles et un budget respirable. Ce pari météorologique est presque toujours gagnant.

Alors, si votre esprit d’aventure vous pousse à voyager à Bali sans suivre les foules, osez la mousson ! Vous reviendrez avec l’impression d’avoir vu une île qui se livre seulement à ceux qui l’aiment sous toutes ses couleurs, même celles changeantes d’un ciel d’orage


