Si vous rêvez d’un voyage à Flores où l’aventure se conjugue à la rencontre culturelle, si vous brûlez d’envie de découvrir Flores au-delà de ses dragons géants, ou tout simplement si vous hésitez encore sur l’idée même de partir à Flores, nous allons vous guider, ici, les routes serrent d’étroites crêtes volcaniques, les messes catholiques côtoient des rituels animistes et, à chaque détour, un pan d’histoire se lit dans le bleu de la mer ou le noir d’un cône basaltique fumant.
Le nom de Flores évoque souvent, au mieux, la porte d’entrée vers le parc national de Komodo. Pourtant, cette longue et fine bande de terre étirée entre Sumbawa et Timor cache des trésors que les brochures généralistes passent sous silence : volcans aux cratères multicolores, villages perchés dans la brume, récifs coralliens d’une vitalité sidérante, sans oublier l’empreinte d’un hominidé miniature qui bouleversa la paléo-anthropologie. Pour les voyageurs accompagnés par une agence spécialisée dans les voyages à Flores et toute l’Indonésie attentive à la dimension culturelle, Flores révèle une Indonésie plus brute, plus intime.

L’île de Flores : Une naissance façonnée par les profondeurs
Pour comprendre l’île, il faut d’abord plonger dans les entrailles du globe. Flores appartient à cette zone de transition qu’on appelle Wallacea, ni vraiment asiatique ni complètement australienne. Techniquement, c’est le lieu où la plaque australienne se glisse sous la micro-plaque de Timor, un mouvement d’environ sept centimètres par an qui, depuis deux millions d’années, a soulevé une véritable muraille de volcans : Egon, Inerie, Ebulobo, Iliwerung, pour ne citer que les plus actifs.
Cette ligne de feu engendre des séismes réguliers, des sources chaudes disséminées dans l’arrière-pays et des sols basaltiques qui nourrissent un vert presque fluorescent en saison des pluies. Sur ce terrain surgissent parfois des surprises ; en 2003, dans la grotte de Liang Bua, des archéologues ont mis au jour les restes d’Homo floresiensis, un hominidé haut comme un enfant de quatre ans mais capable de tailler des outils et peut-être de contrôler le feu. Son existence confirme qu’à l’époque glaciaire, lorsque le niveau marin était plus bas, l’île jouait déjà le rôle de laboratoire de l’évolution, hébergeant notamment des éléphants nains et, aujourd’hui encore, les fameux varans de Komodo.
Découverte de Flores : de l’arrivée des Portugais à la mosaïque des cultures
Flores signifie « fleurs » en portugais, un nom donné par les marins lusitaniens qui abordèrent la côte est au XVIᵉ siècle à la recherche de bois de santal. Ils laissèrent derrière eux des mots, quelques clochers et surtout une ferveur catholique qui, combinée à l’animisme local, produisit un syncrétisme unique : processions de la Semaine sainte dans la petite ville de Larantuka, messes en plein air sur des promontoires battus par les alizés, vierges couronnées de fleurs aux portes des maisons Lio ou Sikka.

Chaque groupe ethnique, les Manggarai à l’ouest, les Ngada au centre, les Ende et les Lio autour des pentes du Kelimutu, les Lamaholot à l’est, possède sa langue, son tissage ikat, son calendrier cérémoniel et même sa topographie rituelle. Un bloc de roche dressé sera masculin, un sanctuaire miniature en bois féminin, et l’équilibre du village dépendra de l’harmonie entre ces pôles. Vivre ne serait-ce qu’une nuit sous le toit conique d’une maison de Wae Rebo, à 1 200 mètres d’altitude, suffit pour saisir cette subtilité : le feu central ne chauffe pas seulement les corps, il nourrit la mémoire des ancêtres.
De l’arrivée à l’aéroport Komodo à l’appel du large et des dragons
La grande majorité des voyageurs débarque à l’aéroport Komodo de Labuan Bajo, à l’extrémité occidentale de Flores. La petite baie ourlée de collines arides respire déjà un parfum d’aventure : bateaux de plongée mettant cap sur Batu Bolong, goélettes en bois annonçant une croisière de plusieurs jours vers Rinca et Komodo, boutiques de matériel sous-marin voisinant avec des cafés panoramiques où le soleil se couche dans un flamboiement d’or.

Partir à Flores sans une journée en mer pour croiser les dragons, ces varans pouvant dépasser trois mètres, serait un rendez-vous manqué avec l’histoire naturelle. Pourtant, il suffit de louer un scooter et de grimper les virages de Bukit Cinta pour comprendre que Labuan Bajo ne se résume pas à un quai d’embarquement : vignes expérimentales, vergers de noix de cajou et hameaux où l’on distille encore l’arak complètent la découverte.
Le village de Wae Rebo à Flores : sept toits pointés vers le ciel
Au cœur d’une cuvette perdue dans la brume, le village manggarai de Wae Rebo ressemble à un conte. Sept maisons coniques recouvertes de chaume noir forment un cercle autour d’un tambour sacré.
L’accès n’a pas changé : trois heures de route cahoteuse depuis Labuan Bajo, puis trois heures de marche à travers une forêt primaire bruissante de cacatoès. Ici, pas d’électricité, juste quelques ampoules solaires ; pas de Wi-Fi, mais un cosmos de légendes que les anciens content au coin du café lorsqu’ils déroulent leurs longs ikat indigo. Passer la nuit sur les nattes du sol commun, écouter la pluie tambouriner sur les feuilles de palmier, c’est découvrir Flores dans sa face la plus pure.
Ruteng et les rizières en toile d’araignée
En quittant la forêt pour l’altitude, on rejoint Ruteng, petite bourgade dominée par le massif de Poco Ranaka. Ses environs célèbrent un art unique d’aménagement agricole : les rizières lingko, dont la disposition rayonnante rappelle une toile d’araignée vue du ciel. Cette géométrie n’est pas qu’esthétique ; elle traduit la distribution équitable de l’eau et de la terre entre les lignages. À quelques kilomètres, la grotte de Liang Bua expose moulages et vidéos expliquant le chantier de fouilles d’Homo floresiensis ; il suffit de s’y attarder pour sentir la bascule du temps, du Pléistocène à l’Anthropocène.

Découvrir Flores et Bajawa : volcans fumants et mégalithes
Poursuivre vers l’est mène à Bajawa, posée à plus de mille mètres et lovée sous la silhouette pyramidale du volcan Inerie. Le matin, la montagne s’orne de nuées saumonées ; au pied, les villages Ngada de Bena et Gurusina exhibent mégalithes, sanctuaires masculins et pavillons féminins de bois sculpté, gardés par des crânes de buffle blanchis. On comprend ici pourquoi partir à Flores séduit l’anthropologue : chaque pierre, chaque alignement, chaque toit raconte l’alliance ou la rivalité entre clans. L’ascension d’Inerie, à l’aube, offre une vue sans voile sur tout l’isthme central ; l’après-midi, les sources chaudes de Malanage douchent la fatigue dans un nuage de soufre parfumé au jasmin sauvage.
Riung 17 Islands, un jardin de corail presque secret pour découvrir la faune et la flore de Flores
Au nord, la côte bascule sans prévenir dans la transparence turquoise. Au port somnolent de Riung, quelques pêcheurs proposent leur coque en bois ; en vingt minutes de navigation, vous voilà entouré d’une constellation d’îlots déserts, de plages de sable blanc, de mangroves ourlées de roussettes géantes qui décollent par centaines au crépuscule. Sous la surface, des colonies de coraux durs s’étendent intactes ; tortues, platax et balistes y vivent sans crainte des foules. Peu de circuits incluent Riung, pourtant on y croise des sourires authentiques, des hébergements rustiques et une lumière qui, à l’aube, semble peindre chaque vague d’une touche d’argent vivant.
Kelimutu : l’alchimie des trois lacs de Flores
Plus à l’est, la route serpente dans les plantations de café arabica avant de s’arrimer au village de Moni. À quatre heures du matin, on grimpe dans la fraîcheur mordorée jusqu’au plateau du Kelimutu. Là, trois lacs remplissent les cratères ; ils portent les âmes des aïeux, disent les Lio. Le premier, Tiwu Ata Mbupu, accueille les anciens ; le second, Tiwu Nuwa Muri Koo Fai, reçoit la jeunesse vertueuse ; le troisième, Tiwu Ata Polo, sert de repos aux esprits tourmentés. Les couleurs oscillent, parfois en quelques mois ; on a vu le turquoise se muer en chocolat, le vert pomme devenir noir pétrole. Les géologues parlent de réactions d’oxydo-réduction, mais les Balinais voient dans ces métamorphoses le signe que les âmes dialoguent encore avec le monde des vivants.

Entre Ende, Maumere et Larantuka : plages bleues, ikat et processions
La côte sud-est d’Ende affiche un sable couleur saphir ; un peu plus loin, la ville a conservé la maison d’exil de Soekarno, décorée de citations sur la liberté. À Maumere, la mer repeint le fond par des coraux très colorés ; on y apprend l’art du tissage ikat dans le village de Watublapi, où chaque motif raconte l’arrivée des missionnaires ou le chemin des ancêtres.
Enfin, Larantuka, à la pointe orientale, célèbre chaque année la Semana Santa ; pendant la nuit du Vendredi saint, une statue de la Vierge surnommée Tuan Ma traverse la baie sur une flottille de barques illuminées, tandis que les fidèles psalmodient un chapelet en portugais archaïque.
Partir à Flores et Bali avec Amanaska
Flores se livre comme un roman de pierre et d’eau : chaque chapitre dévoile un secret, du Hobbit de Liang Bua aux buffles dressés pour la course de Makepung, des lacs caméléons de Kelimutu aux villages coniques perchés entre ciel et jungle.
Un voyage à Flores n’est jamais une promenade linéaire ; c’est une succession de virages, de risques mesurés, de rencontres avec des tisserandes, des pêcheurs, des guides volcanologues improvisés. Ce type d’itinéraire profond et nuancé n’est proposé que par une agence de voyage à Bali spécialisée dans les explorations hors des sentiers battus en Indonésie.
Si l’on décide de partir à Flores, il faut être prêt à renoncer au confort absolu pour gagner un trésor d’authenticité. Ceux qui acceptent ce marché verront un dragon fendre la savane sèche, sentiront l’odeur âcre d’un cratère fumant, entendront la cloche d’une chapelle portugaise s’élever au-dessus d’une rizière Manggarai.
Et au moment de repartir, ils comprendront qu’ils n’ont pas seulement visité une île ; ils ont traversé un livre vivant où se mêlent géologie, spiritualité et hospitalité.
N’oubliez pas de nous contacter pour que nous puissions vous raconter cette île et vous la faire découvrir à travers un programme véritablement hors des sentiers battus.
